« 𝗡𝗼𝘀 𝗕𝗶𝘀𝘁𝗿𝗼𝘁𝘀 𝗺𝗲̀𝗻𝗲𝗻𝘁 𝗰𝗮𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗲 »

« 𝗡 𝗼 𝘀 𝗕 𝗶 𝘀 𝘁 𝗿 𝗼 𝘁 𝘀 𝗺 𝗲 ̀ 𝗻 𝗲 𝗻 𝘁 𝗰 𝗮 𝗺 𝗽 𝗮 𝗴 𝗻 𝗲 »

Facebook
LinkedIn
WhatsApp

Derrière le titre de ce guide touristique, un message fort et clair : le bistrot de campagne, où qu’il soit, a besoin de nous ! Nombreux sont ceux qui mettent la clé sous la porte depuis des décennies, les uns après les autres. Fort heureusement, certains sont repris par des jeunes ou voient le jour grâce au dynamisme des collectivités, mais ce n’est pas suffisant. 

Je salue au passage le courage de cette jeunesse qui reprend le flambeau et insuffle à nouveau, du jour au lendemain, un véritable souffle de vie dans nos campagnes et de liens sociaux. Je pense à Susie et Hugues avec la Lavin’taine, un bar à vin ambulant dans le Sancy. À la Guinguette de Biollet, orchestrée par Johanne et Baptiste, un p’tit couple venu de Limoges pour animer les Combrailles et les papilles des gourmands. À l’Auberge du Cézallier avec Juliette et Geoffroy, un jeune couple qui a quitté le Var pour s’installer à Montgreleix. À Marina et Aurélie aussi, les deux sœurs qui ont repris l’Auberge familiale de la Cabane, à Saint-Alyre-ès-Montagne. À Brayan du Puy d’Alou, au Vernet-Sainte-Marguerite ou encore à Jennifer et Christophe du P’tit Riou, à Laps. Même si les cafés tenus par des papys-mamies nous font totalement craquer avec leur déco vintage, « dans l’jus » comme on dit, et leur ambiance, l’avenir du bistrot de campagne repose inéluctablement sur les épaules de la jeunesse. 

Fut un temps, on le sait, chaque paroisse comptait plusieurs bistrots. Avant l’exode rurale, il y en avait à tous les coins de rue. Fort heureusement, on observe un regain d’intérêt pour ces commerces de proximité, vecteurs de liens sociaux, de multiservices, d’une cuisine régionale et de convivialité. Les communes redoublent soudainement d’énergie, trouvent des budgets, créaient de nouvelles infrastructures, comme à Biollet, ou en rénovent d’autres en les accompagnant d’appels à projets. Ces collectivités se bougent, osent et mènent campagne, elles aussi, pour la survie de leurs villages. En septembre 2024, la nomination des bistrots au patrimoine immatériel et culturel français a été assurément l’élan qui faisait défaut.

Une démarche journalistique à l’origine de ce projet

Particulièrement médiatisé depuis cette reconnaissance nationale, le bistrot de campagne bénéficie enfin d’une notoriété accrue, attirant de nouveau les locaux, les citadins et les touristes en quête « d’expériences insolites ».

En parallèle à ce défi que relèvent quotidiennement nos bistrotiers et les collectivités sensibles à la vocation sociale (et pratique) de ces établissements, mon travail éditorial – mené en totale indépendance – vient poser sa modeste pierre à l’édifice. Il est à rappeler que ma sélection de 51 bistrots repose exclusivement sur des critères journalistiques et personnels ; aucun établissement n’a versé de contrepartie financière pour figurer dans l’ouvrage.

Chaque reportage a donné lieu à une immersion sur le terrain, comprenant échanges avec les exploitants, mais également avec les clients au comptoir, afin de recueillir leur parole et de comprendre ce que représente le bistrot dans leur quotidien.

Ce projet, 100% autofinancé (déplacements, reportages terrain, interviews, rédaction, shooting photos, mise en page, impression et distribution), s’inscrit pleinement dans une démarche d’enquêtes et de témoignages, fidèle à une pratique journalistique indépendante et non promotionnelle. Pas de publi-reportage donc et aucun sponsor non plus.

Rien n’a voir avec de la publicité : ce sont des enquêtes de terrain et de la notoriété gratuite pour les Bistrots !

Le choix d’offrir à ces 51 Bistrots la possibilité d’acheter des guides à prix préférentiel (choix non imposé, après impression) est un second levier pour leur permettre de se faire non seulement une petite marge sur le guide, mais avant tout de l’auto-promotion.

Au-delà de ces motivations individuelles, la quête reste cependant bien plus grande : unir 51 établissements d’un même département pour promouvoir l’image et l’intérêt du bistrot de campagne, ainsi que ses vertus en faveur des habitants vivant en ruralité, du monde agricole et de l’activité touristique. La campagne reste encore une terre méconnue pour le tourisme de masse (et heureusement), mais attire néanmoins de plus en plus de visiteurs chaque année (tourisme vert, sportifs et tourisme du patrimoine). Ces découvreurs insatiables sont en recherche de calme, voire de silence total, d’introspection, de nature et de grandes étendues, puis d’authenticité, bien sûr, celle qui a toujours façonné l’identité de nos campagnes.

Parfois fatigués ou blasés du brouhaha des villes ou des grands spots touristiques, ces nouveaux visiteurs s’aventurent une journée entière ou quelques heures dans les terres. Une randonnée, une visite d’église, un intérêt pour un petit artisan blotti dans un hameau perdu, tout devient prétexte à faire ensuite un détour pour déguster une bonne cuisine familiale ou un menu ouvrier. Le fait-maison et les produits bien de chez nous qui font vivre nos éleveurs, agriculteurs, maraîchers, affineurs, viticulteurs et autres micro-brasseurs, sont autant de sources de curiosité pour eux.

Après « Nos Bistrots mènent campagne – Puy-de-Dôme », direction le Cantal !

Ce projet « Nos Bistrots mènent campagne » est désormais devenu réalité avec ce premier volet puydomois. Le succès rencontré en seulement 30 jours me motive indéniablement à enchaîner avec un autre département en 2026, et c’est le Cantal que j’ai choisi pour poursuivre cette aventure rurale et humaine. Aussi, je vous invite d’ores-et-déjà à me confier vos bonnes adresses pour alimenter ma pré-sélection avec des lieux similaires à ceux présents dans mon guide du Puy-de-Dôme intégrant les mêmes valeurs, les mêmes atmosphères et ambiances. Sincérité, convivialité, multiservices parfois et qualité sont mes leitmotivs, ainsi qu’une ouverture matinale indispensable à 9h, grand max. Cette exigence exclue par conséquent les restaurants traditionnels qui n’ouvrent que pour le déjeuner et autres salons de thé qui ne revêtent pas les mêmes ambiances ni atmosphères. Je ne recherche pas l’insolite, mais bien plus l’authentique. Pour moi, cette authenticité ne se mesure pas forcément à l’ancienneté des murs, mais doit avant tout se ressentir dans le cœur des gens qui animent ces lieux.

Merci à mes bistrotiers qui jouent le jeu en devant mes petites librairies locales et en investissant dans des lots de 5, 10 ou 20 guides, selon leur moyen, pour les revendre à leurs clients. En devenant distributeurs, ils deviennent de ce fait ambassadeurs de leur propre combat quotidien pour rester ouvert et d’une cause plus grande encore qui les fédère tous.


Merci également à celles et ceux qui soutiennent ma démarche en achetant un guide sur ma boutique en ligne, www.bistrots-de-campagne.fr et en contribuant à sa promotion sur les réseaux sociaux, ainsi que dans la vraie vie. 

Je souligne de nouveau ma déontologie initiale : achetez les guides dans les bistrots cités, directement au comptoir. N’utilisez ma boutique en ligne – parfaitement fonctionnelle – que si vous êtes éloignés du Puy-de-Dôme ou dans l’incapacité de vous déplacer dans ces commerces. En outre, vous économiserez les frais de livraison, c’est toujours ça ! Pour cet ouvrage particulier, j’ai en effet privilégié les comptoirs aux librairies dans l’espoir qu’au passage, vous preniez le temps d’un p’tit café, d’un apéro entre amis ou d’un bon repas entre collègues ou en famille.

Tchin !
Marc Nevoux

Image de Marc Nevoux
Marc Nevoux

Merci de me lire, merci de me suivre et merci surtout de soutenir les p'tits bistrots de campagne en y allant régulièrement, car ils sont l'âme de nos villages.

  1. Bravo Marc
    C’est important pour la survie et l’âme de nos villages 💚
    Revenons aux sources, dans ces lieux authentiques de rencontres et de partages… on en a temps besoin !🙏
    Merci à toi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *