DerriĂšre le titre de ce guide touristique, un message fort et clair : le bistrot de campagne, oĂč quâil soit, a besoin de nous ! Nombreux sont ceux qui mettent la clĂ© sous la porte depuis des dĂ©cennies, les uns aprĂšs les autres. Fort heureusement, certains sont repris par des jeunes ou voient le jour grĂące au dynamisme des collectivitĂ©s, mais ce nâest pas suffisant.
Je salue au passage le courage de cette jeunesse qui reprend le flambeau et insuffle Ă nouveau, du jour au lendemain, un vĂ©ritable souffle de vie dans nos campagnes et de liens sociaux. Je pense Ă Susie et Hugues avec la Lavinâtaine, un bar Ă vin ambulant dans le Sancy. Ă la Guinguette de Biollet, orchestrĂ©e par Johanne et Baptiste, un pâtit couple venu de Limoges pour animer les Combrailles et les papilles des gourmands. Ă lâAuberge du CĂ©zallier avec Juliette et Geoffroy, un jeune couple qui a quittĂ© le Var pour sâinstaller Ă Montgreleix. Ă Marina et AurĂ©lie aussi, les deux sĆurs qui ont repris lâAuberge familiale de la Cabane, Ă Saint-Alyre-Ăšs-Montagne. Ă Brayan du Puy dâAlou, au Vernet-Sainte-Marguerite ou encore Ă Jennifer et Christophe du Pâtit Riou, Ă Laps. MĂȘme si les cafĂ©s tenus par des papys-mamies nous font totalement craquer avec leur dĂ©co vintage, « dans lâjus » comme on dit, et leur ambiance, lâavenir du bistrot de campagne repose inĂ©luctablement sur les Ă©paules de la jeunesse.
Fut un temps, on le sait, chaque paroisse comptait plusieurs bistrots. Avant lâexode rurale, il y en avait Ă tous les coins de rue. Fort heureusement, on observe un regain dâintĂ©rĂȘt pour ces commerces de proximitĂ©, vecteurs de liens sociaux, de multiservices, dâune cuisine rĂ©gionale et de convivialitĂ©. Les communes redoublent soudainement dâĂ©nergie, trouvent des budgets, crĂ©aient de nouvelles infrastructures, comme Ă Biollet, ou en rĂ©novent dâautres en les accompagnant dâappels Ă projets. Ces collectivitĂ©s se bougent, osent et mĂšnent campagne, elles aussi, pour la survie de leurs villages. En septembre 2024, la nomination des bistrots au patrimoine immatĂ©riel et culturel français a Ă©tĂ© assurĂ©ment lâĂ©lan qui faisait dĂ©faut.
Une dĂ©marche journalistique Ă l’origine de ce projet
ParticuliĂšrement mĂ©diatisĂ© depuis cette reconnaissance nationale, le bistrot de campagne bĂ©nĂ©ficie enfin dâune notoriĂ©tĂ© accrue, attirant de nouveau les locaux, les citadins et les touristes en quĂȘte « dâexpĂ©riences insolites ».
En parallĂšle Ă ce dĂ©fi que relĂšvent quotidiennement nos bistrotiers et les collectivitĂ©s sensibles Ă la vocation sociale (et pratique) de ces Ă©tablissements, mon travail Ă©ditorial – menĂ© en totale indĂ©pendance – vient poser sa modeste pierre Ă lâĂ©difice. Il est Ă rappeler que ma sĂ©lection de 51 bistrots repose exclusivement sur des critĂšres journalistiques et personnels ; aucun Ă©tablissement nâa versĂ© de contrepartie financiĂšre pour figurer dans lâouvrage.
Chaque reportage a donné lieu à une immersion sur le terrain, comprenant échanges avec les exploitants, mais également avec les clients au comptoir, afin de recueillir leur parole et de comprendre ce que représente le bistrot dans leur quotidien.
Ce projet, 100% autofinancĂ© (dĂ©placements, reportages terrain, interviews, rĂ©daction, shooting photos, mise en page, impression et distribution), sâinscrit pleinement dans une dĂ©marche dâenquĂȘtes et de tĂ©moignages, fidĂšle Ă une pratique journalistique indĂ©pendante et non promotionnelle. Pas de publi-reportage donc et aucun sponsor non plus.
Rien n’a voir avec de la publicitĂ© : ce sont des enquĂȘtes de terrain et de la notoriĂ©tĂ© gratuite pour les Bistrots !
Le choix dâoffrir Ă ces 51 Bistrots la possibilitĂ© dâacheter des guides Ă prix prĂ©fĂ©rentiel (choix non imposĂ©, aprĂšs impression) est un second levier pour leur permettre de se faire non seulement une petite marge sur le guide, mais avant tout de lâauto-promotion.
Au-delĂ de ces motivations individuelles, la quĂȘte reste cependant bien plus grande : unir 51 Ă©tablissements dâun mĂȘme dĂ©partement pour promouvoir lâimage et lâintĂ©rĂȘt du bistrot de campagne, ainsi que ses vertus en faveur des habitants vivant en ruralitĂ©, du monde agricole et de lâactivitĂ© touristique. La campagne reste encore une terre mĂ©connue pour le tourisme de masse (et heureusement), mais attire nĂ©anmoins de plus en plus de visiteurs chaque annĂ©e (tourisme vert, sportifs et tourisme du patrimoine). Ces dĂ©couvreurs insatiables sont en recherche de calme, voire de silence total, dâintrospection, de nature et de grandes Ă©tendues, puis dâauthenticitĂ©, bien sĂ»r, celle qui a toujours façonnĂ© lâidentitĂ© de nos campagnes.
Parfois fatiguĂ©s ou blasĂ©s du brouhaha des villes ou des grands spots touristiques, ces nouveaux visiteurs sâaventurent une journĂ©e entiĂšre ou quelques heures dans les terres. Une randonnĂ©e, une visite dâĂ©glise, un intĂ©rĂȘt pour un petit artisan blotti dans un hameau perdu, tout devient prĂ©texte Ă faire ensuite un dĂ©tour pour dĂ©guster une bonne cuisine familiale ou un menu ouvrier. Le fait-maison et les produits bien de chez nous qui font vivre nos Ă©leveurs, agriculteurs, maraĂźchers, affineurs, viticulteurs et autres micro-brasseurs, sont autant de sources de curiositĂ© pour eux.
AprĂšs « Nos Bistrots mĂšnent campagne – Puy-de-DĂŽme », direction le Cantal !
Ce projet « Nos Bistrots mĂšnent campagne » est dĂ©sormais devenu rĂ©alitĂ© avec ce premier volet puydomois. Le succĂšs rencontrĂ© en seulement 30 jours me motive indĂ©niablement Ă enchaĂźner avec un autre dĂ©partement en 2026, et câest le Cantal que jâai choisi pour poursuivre cette aventure rurale et humaine. Aussi, je vous invite dâores-et-dĂ©jĂ Ă me confier vos bonnes adresses pour alimenter ma prĂ©-sĂ©lection avec des lieux similaires Ă ceux prĂ©sents dans mon guide du Puy-de-DĂŽme intĂ©grant les mĂȘmes valeurs, les mĂȘmes atmosphĂšres et ambiances. SincĂ©ritĂ©, convivialitĂ©, multiservices parfois et qualitĂ© sont mes leitmotivs, ainsi quâune ouverture matinale indispensable Ă 9h, grand max. Cette exigence exclue par consĂ©quent les restaurants traditionnels qui nâouvrent que pour le dĂ©jeuner et autres salons de thĂ© qui ne revĂȘtent pas les mĂȘmes ambiances ni atmosphĂšres. Je ne recherche pas lâinsolite, mais bien plus lâauthentique. Pour moi, cette authenticitĂ© ne se mesure pas forcĂ©ment Ă lâanciennetĂ© des murs, mais doit avant tout se ressentir dans le cĆur des gens qui animent ces lieux.
Merci Ă mes bistrotiers qui jouent le jeu en devant mes petites librairies locales et en investissant dans des lots de 5, 10 ou 20 guides, selon leur moyen, pour les revendre Ă leurs clients. En devenant distributeurs, ils deviennent de ce fait ambassadeurs de leur propre combat quotidien pour rester ouvert et dâune cause plus grande encore qui les fĂ©dĂšre tous.
âšMerci Ă©galement Ă celles et ceux qui soutiennent ma dĂ©marche en achetant un guide sur ma boutique en ligne, www.bistrots-de-campagne.fr et en contribuant Ă sa promotion sur les rĂ©seaux sociaux, ainsi que dans la vraie vie.
Je souligne de nouveau ma dĂ©ontologie initiale : achetez les guides dans les bistrots citĂ©s, directement au comptoir. Nâutilisez ma boutique en ligne â parfaitement fonctionnelle – que si vous ĂȘtes Ă©loignĂ©s du Puy-de-DĂŽme ou dans lâincapacitĂ© de vous dĂ©placer dans ces commerces. En outre, vous Ă©conomiserez les frais de livraison, câest toujours ça ! Pour cet ouvrage particulier, jâai en effet privilĂ©giĂ© les comptoirs aux librairies dans lâespoir quâau passage, vous preniez le temps dâun pâtit cafĂ©, dâun apĂ©ro entre amis ou dâun bon repas entre collĂšgues ou en famille.
Tchin !
Marc Nevoux
Bravo Marc
Câest important pour la survie et lâĂąme de nos villages đ
Revenons aux sources, dans ces lieux authentiques de rencontres et de partages… on en a temps besoin !đ
Merci Ă toi.