La mobilité en pleine ruralité : l’heure du choix !

L a m o b i l i t é e n p l e i n e r u r a l i t é : l ’ h e u r e d u c h o i x !

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J’effectue entre 4 000 et 5 000 kilomètres pour réaliser chacun de mes guides, que ce soit celui du Cantal, du Puy-de-Dôme ou de l’Allier, des départements qui entourent le mien. Cela représente jusqu’ici près de 15 000 kilomètres de départementales, de petites routes sinueuses et de chemins de traverse, pour partir à la rencontre de celles et ceux qui font vivre nos campagnes. Parfois, je me retrouve dans des territoires si isolés qu’on n’y croise ni station-service, ni commerce, ni âme qui vive. Comme disait Coluche : « Pas un troquet, pas une mobylette ! ». Dans ces conditions, la mobilité n’est pas un luxe : c’est une nécessité, presque une question de survie professionnelle. Entre reportages sur le terrain, rencontres avec les bistrotiers et livraison de mes ouvrages, la voiture est devenue mon second bureau. Alors, une question s’est progressivement imposée à moi ces derniers temps : fallait-il conserver mon véhicule essence ou envisager une autre motorisation ?

Des Road Trips toujours programmés, mais presque toujours perturbés !

Je m’applique bien sûr à optimiser chacun de mes déplacements, évaluant les meilleurs itinéraires à l’aide de Google Maps qui me permet d’ajouter jusqu’à 9 étapes intermédiaires. Je pars à chaque fois avec le sentiment d’avoir été le plus pertinent et économique possible, mais c’est sans compter les multiples imprévus : bistrot fermé exceptionnellement, établissements fermés définitivement, bistrotiers non intéressés pour être dans mes guides par peur – voire par conviction – que la gratuité n’existe pas ou encore absence ponctuelle du patron ou de la patronne qui repassera dans l’après-midi, peut-être. C’est ainsi que pour atteindre mon nombre idéal de bistrots à visiter en une journée, j’effectue à la fois les kilomètres prévus par mon Road Trip + ceux qui m’obligent à trouver d’autres établissements au profil compatible.

Tous ces imprévus m’imposent néanmoins d’être serein en termes d’autonomie. Plus j’en ai sous le pied (de carburant), plus j’ai la liberté de trouver des alternatives. Le choix énergétique apparaît donc comme stratégique et vital pour moi. Une autonomie importante n’est pas seulement une question de confort, elle permet de saisir des occasions imprévues pour retourner une impasse en solution : un bistrot découvert au détour d’une route, une rencontre prolongée ou un établissement inattendu à visiter.

 

Mais voilà, lequel ? Le 100 % électrique, l’hybride classique ou l’hybride rechargeable ?

C’est auprès du groupe Barrat Automobiles, nouveau distributeur de la marque BYD à Montluçon, que j’ai trouvé conseils et réponses à mes interrogations. Mon choix s’est finalement porté sur l’hybride rechargeable, une technologie qui me permettra prochainement de concilier deux exigences : profiter de l’électricité pour mes déplacements quotidiens et conserver la liberté de parcourir plusieurs centaines de kilomètres sans me préoccuper de la prochaine borne de recharge, car dans nos campagnes, la liberté de circuler ne se mesure pas seulement en kilomètres. Elle se mesure aussi à la possibilité de prendre une route imprévue ou de découvrir un village qui ne figurait pas au programme. Et c’est précisément cette liberté que je souhaitais préserver.

Selon les modèles, les hybrides rechargeables que j’envisage permettent de parcourir une centaine de kilomètres à l’électricité et d’atteindre – en combinant les deux motorisations – une autonomie homologuée pouvant dépasser 1 000 kilomètres, une distance confortable pour m’aventurer dans les campagnes. Sur la SEAL 6 DM-i, par exemple, la consommation homologuée avec batterie déchargée est de l’ordre de 4,4 à 4,8 litres aux 100 kilomètres. Avec son réservoir de 65 litres, l’autonomie théorique à l’essence peut dépasser 1 300 kilomètres. Dans la réalité, cette distance dépendra naturellement du relief, des conditions météorologiques et du style de conduite, particulièrement sur les routes vallonnées de nos campagnes.

Comment fonctionne la recharge en roulant ?

Un hybride rechargeable, c’est finalement la possibilité de compter sur deux sources d’énergie : une batterie que l’on recharge sur secteur et un réservoir d’essence qui prend le relais lorsque cela devient nécessaire. Mais le plus intéressant, c’est la manière dont ces deux motorisations travaillent ensemble.

En mode électrique (EV), je pourrai privilégier une conduite silencieuse, sans consommation directe d’essence tant que le moteur thermique ne se déclenche pas. De quoi effectuer bon nombre de mes déplacements quotidiens sans passer par la pompe.

En mode hybride (HEV), c’est le véhicule qui prendra les décisions à ma place, en répartissant automatiquement le travail entre les deux motorisations. Le moteur thermique pourra même produire de l’électricité pour alimenter ou recharger partiellement la batterie. Mais pas de miracle : cette énergie proviendra de l’essence consommée !

Et sur nos routes auvergnates, souvent vallonnées, une autre particularité prend tout son sens : dans les descentes et lors des freinages, le moteur électrique récupère une partie de l’énergie habituellement perdue pour la restituer à la batterie. Une manière astucieuse de transformer les ralentissements en quelques kilomètres d’autonomie supplémentaires, même si cette récupération ne remplace évidemment pas une véritable recharge sur secteur.

Comment recharger à domicile ?

L’un des avantages de l’hybride rechargeable, c’est de pouvoir faire le plein d’électricité pendant que je dors ! Trois solutions s’offrent à moi : une prise domestique adaptée, une prise renforcée ou une borne murale, plus communément appelée Wallbox.

Avec une batterie d’environ 19 kWh, une recharge complète peut demander approximativement 9 à 11 heures sur une prise domestique à puissance limitée, contre environ 3 heures avec un équipement adapté à la puissance de charge du véhicule. La prise renforcée ou la Wallbox constitue généralement une solution plus appropriée pour des recharges régulières, à condition de disposer d’une installation électrique conforme. Autrement dit, brancher ma voiture le soir pour retrouver une batterie chargée le lendemain matin pourrait devenir aussi naturel que recharger mon téléphone.

Comment recharger sur une borne publique ?

Sur la route, deux possibilités : les bornes classiques en courant alternatif (AC), auxquelles on se raccorde généralement avec un câble de type 2, et les bornes rapides en courant continu (DC), pour les véhicules compatibles. Dans le premier cas, un badge, une application ou un moyen de paiement accepté par l’opérateur permet de lancer la recharge. Dans le second, le câble est directement intégré à la borne.

Et les temps de recharge peuvent être intéressants. Par exemple, la SEAL 6 DM-i Comfort peut passer de 30 à 80% de batterie en environ 23 minutes dans des conditions favorables. De quoi récupérer une partie de mon autonomie électrique pendant une pause déjeuner ou une rencontre avec un bistrotier. Mais je ne compte pas transformer mes reportages en chasse aux bornes électriques ! Tout l’intérêt de l’hybride rechargeable est précisément de pouvoir poursuivre ma route à l’essence lorsque les circonstances l’imposent.

Coût énergétique de 100 kilomètres

Reste une question qui a forcément pesé dans ma réflexion : combien pourrais-je économiser sur mes milliers de kilomètres de départementales ? Prenons un exemple simple, avec un kilowattheure d’électricité facturé 0,20 € à domicile et un litre d’essence à 1,75 €.

  • Électrique : 18 kWh/100 km, soit 3,60 € pour 100 kilomètres.
  • Essence : 6 litres/100 km, soit 10,50 € pour la même distance.
  • Économie potentielle : 6,90 € tous les 100 kilomètres.

À première vue, la différence est séduisante ! Mais encore faut-il recharger régulièrement sa batterie pour en profiter. Sans cela, l’hybride rechargeable perd une grande partie de son intérêt économique. Ces chiffres sont indicatifs et n’intègrent pas les pertes de recharge, ni les autres coûts de possession. Sur 15 000 kilomètres, si la moitié de mes déplacements pouvait être effectuée à l’électricité, l’économie énergétique théorique atteindrait environ 518 €, selon ces hypothèses. C’est un argument qui m’a séduit, forcément. Les économies dépendent néanmoins fortement de la fréquence des recharges.

Je n’ai pas choisi l’hybride rechargeable pour changer ma manière de voyager, mais pour continuer à parcourir nos campagnes avec davantage de liberté, tout en consommant moins de carburant lorsque les conditions le permettent. BYD Montluçon saura de toute façon répondre à mes toutes dernières interrogations pour que je fasse le meilleur choix et que je parte, serein, parcourir nos campagnes.

Image de Marc Nevoux
Marc Nevoux

Merci de me lire, merci de me suivre et merci surtout de soutenir les p'tits bistrots de campagne en y allant régulièrement, car ils sont l'âme de nos villages.

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