𝗡𝗼𝘀 𝗯𝗶𝘀𝘁𝗿𝗼𝘁𝘀 𝗲𝗻 𝗿𝘂𝗿𝗮𝗹𝗶𝘁𝗲́

𝗡 𝗼 𝘀 𝗯 𝗶 𝘀 𝘁 𝗿 𝗼 𝘁 𝘀 𝗲 𝗻 𝗿 𝘂 𝗿 𝗮 𝗹 𝗶 𝘁 𝗲 ́

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Dans leur jus, comme on aime, ou modernes parfois. Multiservice, assez régulièrement, avec un rayon épicerie, des jeux à gratter, un point relais, un point vert, un corner presse ou avec une vitrine de produits régionaux, sachant que certains font même station essence et quincaillerie. Le bistrot de campagne revêt de multiples visages : il dépanne au quotidien, il rassemble les gens et maintient le lien social. S’il ne propose pas un volet repas, il apporte de la vie et de la joie dans tous les cas. Au-delà du commerce, c’est véritablement l’humain qui m’intéresse ! S’il existe d’excellents bistrots en ville et partout en France, ceux qui sont localisés en pleine ruralité possèdent une âme très particulière, une atmosphère et une ambiance bien plus chaleureuses encore, car dans les terres éloignées, les gens se soutiennent par instinct de survie et par amitié. Le bistrot dans les villages est affaire d’utilité public et d’amitiés communes.

« Nos bistrots mènent campagne », un guide touristique, culturel et social qui rassemble une sélection d’établissements authentiques

Dénicher les lieux les plus conviviaux de nos campagnes – ceux dans lesquels se réunissent les habitants, les ouvriers, les familles, les jeunes et leurs aînés, ainsi que les artisans – est un travail de fourmis. Il faut les repérer à distance, scruter les avis, bons et mauvais, tout en tempérant les élans de satisfaction ou de déception des uns et des autres. Mon instinct est mis à rude épreuve. Il faut ensuite se rendre sur place, faire des centaines de kilomètres à chaque fois, parler avec les bistrotiers, les clients, parfois avec le maire et ses administrés pour mesurer combien leur bistrot est essentiel à la vie locale. Il faut être curieux et à l’écoute de diverses recommandations autour du comptoir : « Tu dois absolument allez chez Jojo, tu verras, ça va te plaire ! ». Puis, après avoir pressenti un lieu, bien vérifier qu’il respecte mes critères de sélection, une liste de tirets aux allures de charte très précise, dont fait partie l’incontournable ouverture tôt le matin, quand bien même le bistrot fait également resto. En effet, ma démarche est clairement celle qui valorise le Bar-Café ou le Bar-Café-Resto du village. Cela exclu de mes recherches les restaurants qui n’ouvrent qu’à 10h00, histoire de vendre 2 ou 3 cafés pendant qu’ils préparent à manger, ou encore les salons de thé. Mes bistrots sont impérativement ouverts tôt, pour y boire un café, un thé, un p’tit chocolat, un jus de fruit ou un rosé.

En arrière-plan des consommations : l’histoire des lieux ! Patrimoines classés (pour l’instant seulement) qu’à titre immatériel et culturel français, nos bistrots seront peut-être demain inscrits à l’Unesco, toujours pour leur dimension sociale. Repaires des villages et derniers sanctuaires de convivialité, ils sont à protéger et à rénover. À travers mon travail journalistique et mes guides, je caresse l’espoir de faire naître des vocations chez les jeunes pour les motiver à reprendre des vieux bistrots de campagne, jadis des institutions locales. À travers ma collection « Nos Bistrots mènent campagne », je prends plaisir à mettre en lumière les communes qui font le choix de restaurer ou de créer des bistrots avant de faire des appels à projet pour séduire des repreneurs compétents et courageux.

Et la ruralité, le monde agricole dans tout ça ?

Pas de ruralité sans agriculteurs, comme ça, c’est dit ! Dernier pilier économique de nos campagnes, le monde paysan porte sur ses épaules la survie de nos villages qui s’essoufflent, se dépeuplent et se meurent petit à petit. Ce sont eux aussi, les gens de la terre, qui fournissent bien souvent les restaurateurs ruraux : éleveurs, maraîchers, fromagers, brasseurs, viticulteurs et autres fruiticulteurs. Unis pour le meilleur et pour le pire, le monde paysan et nos bistrots mènent campagne pour survivre et proposer des produits et services de qualité, au-delà de la chaleur humaine et de leur convivialité. Soutenir l’association « Solidarité paysans en Auvergne » était donc une évidence. 1 € reversé pour chaque guide acheté, voilà un coup de pouce modeste, mais sincère, qui cache par ailleurs des interventions d’accompagnement bénévoles en matière de communication pour certaines exploitations agricoles en quête de visibilité et de notoriété. Une satisfaction personnelle à côté du travail colossal que fournit chaque jour cette association qui œuvre elle aussi bénévolement pour sauver, au-delà des fermes, des familles.

Habituellement auteur de guides touristiques plus traditionnels, publiés par une maison d’édition, cette aventure dans les bistrots, pour les bistrots, me mène à présent à élargir mon projet à la ruralité. Je m’engage sans modération à valoriser nos bistrots de campagne, le monde paysan et des valeurs humaines qui me sont chères et que je retrouve systématiquement dans ces établissements. Je coacherais chaque bistrot qui le souhaite pour l’aider à mieux communiquer, à mieux vendre le guide dans lequel il est mis en avant, à former une petite armée – à ma façon – de gens vaillants, optimistes et œuvrant pour nos campagnes. Pas de politique, aucune influence de partenaire, sponsor ou annonceur. Je suis seul dans ce projet, libre de mes choix.

Longue vie à nos bistrots de campagne,
Longue vie à nos agriculteurs,
Longue vie aux relations sociales dans la vraie vie !

Marc Nevoux

Auteur des guides « Nos Bistrots mènent campagne »
Facebook : https://www.facebook.com/bistrotsdecampagne
Boutique en ligne : https://www.bistrots-de-campagne.fr

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